Au moment de la communion, cest lunion avec Dieu !
Le curé me demandait d’accompagner le pèlerinage à ND du Laus, le 2 et 3 juin. Je décide de faire moi-même un vrai pèlerinage. A l’arrivée, le samedi, vers 15h, sans perdre de temps, je vais à l’église. Un prêtre attend devant le confessionnal. Effectivement, je sens des odeurs de parfum ; c’est léger, diffus. Je regarde autour de moi : pas de femmes, pas de fleurs, pas d’encaustique, mais ce parfum, léger, diffus. De quelles fleurs ? Impossible à dire. Je vais vite me confesser.
Le lendemain, dimanche, je me pointe à l’ouverture de l’église, à 6h, pour prendre « en douce » de l’huile de la lampe qui brûle dans le sanctuaire. J’avais préparé une petite fiole à cet effet, pour mon frère atteint de la maladie de Burger, une artérite juvénile oblitérante. En entrant dans l’église, je retrouve ce parfum de la veille, léger, diffus. Alors là, je prends mon temps. Je respire à fond. Je prélève un peu d’huile. Evidemment, par maladresse, je m’en mets plein les mains que j’essuie à ma chemise, sous la soutane. Je quitte l’église pour aller boire un café et m’assurer que je ne rêve pas. Je reviens devant l’autel. Toujours ce parfum.
A 8h, messe du pèlerinage avec prédication. Toujours le même parfum. Arrive la partie de la messe appelée « la communion ». Au moment où je découvre le calice, des bouffées violentes de parfums sortent du calice et me coupent le souffle, m’obligeant à respirer plusieurs fois par saccades. La « violence » et le « volume » de ces bouffées de parfums persistèrent jusqu’à la fermeture de la porte du Tabernacle, après la distribution de la communion , pour redevenir, comme avant, ce parfum léger, subtil que je retrouverai chaque fois que je serai dans l’église. Au cours de mes promenades, j’ai eu beau respirer la nature , je n’ai jamais retrouvé cette odeur de parfum.
Maintenant, il est 14 heures. Retour à Marseille. Je suis assis à l’arrière du car. Je me surprends à avoir les bras croisés appuyant sur ma poitrine. Car depuis des années, une douleur persistante sur le côté droit m’interdisais ce geste et me réveillait toutes les nuits. La médecine a cherché l’origine de cette douleur sans trouver. Je vivais donc avec la salutaire pensée de ma mort.
Brusquement, je me dis : mais, ce matin, tu t’es essuyé les mains sur ta chemise de ce côté droit avec l’huile de la lampe qui brûle dans le sanctuaire. Holà ! Doucement coco ! on va voir cette nuit. Si la douleur a réellement et définitivement disparue, alors, c’est qu’au Laus tout est vrai : les parfums et l’huile qui brûle dans la lampe devant le Saint Sacrement qui guérit.
Eh bien, je le dis, par expérience : au Laus tout est vrai… Merci, Seigneur.
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