Au moment de la communion, c’est l’union avec Dieu !

Publié le par Antoine

Le curé me demandait d’accompagner le pèlerinage à ND du Laus, le 2 et 3 juin. Je décide de faire moi-même un vrai pèlerinage. A l’arrivée, le samedi, vers 15h, sans perdre de temps, je vais à l’église. Un prêtre attend devant le confessionnal. Effectivement, je sens des odeurs de parfum ; c’est léger, diffus. Je regarde autour de moi : pas de femmes, pas de fleurs, pas d’encaustique, mais ce parfum, léger, diffus. De quelles fleurs ? Impossible à dire. Je vais vite me confesser.

Le lendemain, dimanche, je me pointe à l’ouverture de l’église, à 6h, pour prendre « en douce » de l’huile de la lampe qui brûle dans le sanctuaire. J’avais préparé une petite fiole à cet effet, pour mon frère atteint de la maladie de Burger, une artérite juvénile oblitérante. En entrant dans l’église, je retrouve ce parfum de la veille, léger, diffus. Alors là, je prends mon temps. Je respire à fond. Je prélève un peu d’huile. Evidemment, par maladresse, je m’en mets plein les mains que j’essuie à ma chemise, sous la soutane. Je quitte l’église pour aller boire un café et m’assurer que je ne rêve pas. Je reviens devant l’autel. Toujours ce parfum.

A 8h, messe du pèlerinage avec prédication. Toujours le même parfum. Arrive la partie de la messe appelée « la communion ». Au moment où je découvre le calice, des bouffées violentes de parfums sortent du calice et me coupent le souffle, m’obligeant à respirer plusieurs fois par saccades. La « violence » et le « volume » de ces bouffées de parfums persistèrent jusqu’à la fermeture de la porte du Tabernacle, après la distribution de la communion , pour redevenir, comme avant,  ce parfum léger, subtil que je retrouverai chaque fois que je serai dans l’église. Au cours de mes promenades, j’ai eu beau respirer la nature , je n’ai jamais retrouvé cette odeur de parfum.

Maintenant, il est 14 heures. Retour à Marseille. Je suis assis à l’arrière du car. Je me surprends à avoir les bras croisés appuyant sur ma poitrine. Car depuis des années, une douleur persistante sur le côté droit m’interdisais ce geste et me réveillait toutes les nuits. La médecine a cherché l’origine de cette douleur sans trouver. Je vivais donc avec la salutaire pensée de ma mort.

Brusquement, je me dis : mais, ce matin, tu t’es essuyé les  mains sur ta chemise de ce côté droit avec l’huile de la lampe qui brûle dans le sanctuaire. Holà ! Doucement coco ! on va voir cette nuit. Si la douleur a réellement et définitivement disparue, alors, c’est qu’au Laus tout est vrai : les parfums et l’huile qui brûle dans la lampe devant le Saint Sacrement qui guérit.

Eh bien, je le dis, par expérience : au Laus tout est vrai…   Merci, Seigneur.    

Vous avez peut-être vous aussi reçu une grâce spéciale : guérison mais aussi libération, paix, grâce de prière ou de pardon… Faites-nous part de votre témoignage

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A
Du 7 au 14 juillet dernier nous sommes venu ici à Notre Dame du Laus avec 25 enfants : 13 filles et 12 garçons de 8 à 12 ans. Tous étaient de la Paroisse Cathédrale de Fréjus. Une première pour beaucoup de ces enfants... quitter Papa et Maman et les retrouver dans une semaine... dur dur!Ce que j'appellerai mon "petit miracle du Laus", c'est que plusieurs mamans sont venus me voir quelques jours après la fin du camp pour me donner quelques témoignages.Il faut savoir que ces familles ne sont pas toutes très pratiquantes... mais voila ce qui m'a été dit : "je ne sais pas ce qui est arrivé à mon fils, mais depuis le retour du camp, tous les soirs il allume une petite bougie et prie dans sa chambre" ou encore "ma fille veut continuer le KT" ou encore " mon autre fils se moquait de son frère en lui disant : tu vas finir par faire curé à force de prier! Et mon fils lui répond : pourquoi pas!"Merci Benoite pour tout ce que tu as fais dans le coeur de ses enfants et aussi une animatrice qui m'a dit que le jour des confessions il s'est passé quelque chose d'extraordinaire... elle ne m'en a pas dit plus mais apparemment elle a vécue quelque chose de fabuleux.Merci à tous et à toutes, merci à la Vierge-Marie, Merci à Benoîte.... merci de vos prières!
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A
comment puis-je déposer un témoignage ?arcovalo
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H
 <br /> DIEU GUERIT-IL ENCORE DE NOS JOURS ?<br />  <br /> Témoignage de ma guérison intérieure :<br />  <br /> Je suis infirmière depuis 15 ans, j'ai toujours entendu dire les malades à propos de leurs souffrances. Il y a deux catégories :<br />  <br /> <br /> <br /> ceux qui ont perdu la foi = ceux qui n'acceptent pas leurs souffrances (maladies),<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> ceux qui ont continué à garder la foi = ceux qui acceptent leurs souffrances (maladies).<br /> <br /> <br />  <br /> Ceux qui ont perdu la foi disent qu'est ce qu'ils ont fait au bon Dieu pour qu'ils tombent malade et qu'ils souffrent ainsi. Lorsque la souffrance les frappe, tout s'écroule!!!<br />  <br /> Ceux qui sont au stade final, ne demandent rien, juste un sourire et un petit bonjour. Ils acceptent leurs souffrances dans la foi.<br />  <br /> Et moi, je ne répondais pas car je ne savais pas quoi dire face à leurs souffrances, je restais seulement présente à leur côté.<br /> Parfois, j'ai reçu leur colère, leurs pleurs, leur angoisse, leur agitation , leur désespoir, leur peur et leur souffrance face à la mort...<br /> Parfois, j'ai reçu leur sourire, leur calme, leur paix, leur repos, leur reconnaissance et leur joie même face à la mort...<br />  <br /> Je ne peux pas dire que j'ai perdu ou gardé ma foi.<br /> Et moi, où est-ce que j'en suis avec ma foi ? (je vous réponds en conclusion tout à l'heure)<br />  <br /> Jusqu'au jour où je suis passée de l'autre côté de barrière. Je suis confrontée à ma propre épreuve. J'ai été opérée du K de sein l'année dernière (en janvier 2007) <br /> La maladie est une des épreuves qui nous touche le plus surtout lorsqu'elle est grave, car elle nous atteint dans notre être vital. Que ce soit pour nous ou pour ceux qui nous sont chers, elle engendre la détresse et la peur.<br />  <br /> Et moi, face à cette épreuve, bien sûr, j'avais peur du diagnostic du médecin. L'attente des résultats était longue et interminable !!! Ce jour là, j'ai été effondrée devant le diagnostic du médecin. Je n'ai pas eu le temps de réagir. Le soir même, je me suis mise à prier en disant qu'il y a seulement Dieu et moi face à cette maladie. Dieu seul peut guérir ou ne pas guérir. Je disais : si tu veux vraiment que je sois là-haut alors aide-moi et donne-moi le courage, tout en pleurant. Et si tu veux que je reste pour combattre et pour surmonter cette épreuve, aide-moi aussi. C'est entre Toi et moi...<br />  <br /> La guérison de nos maladies fait partie de la grâce reçue de Dieu. <br /> Ainsi, Dieu peut et veut nous guérir. Tout est possible à celui qui croit. <br />  <br /> Durant toute mon épreuve, j'ai éprouvé toutes les émotions (peur, angoisse, doute, rejet, abandon, désarroi) càd tous les sentiments négatifs et puis, aussi ceux qui sont positifs. Je suis obligée de passer par là pour pouvoir comprendre le pourquoi et le comment par la suite.<br /> C'est comme si je vivais dans le flou total et dans le coma puis dans l'espérance et dans la confiance.<br /> Justement, lorsque j'ai été à l'hôpital, même malade, je suis encore utile!!! une élève IDE est venue me demander si j'accepte d'être « son cobaye » car elle doit passer sa MSP (mise en situation professionnelle).Elle m'a posé beaucoup de questions. A la fin, elle m'a posé une question sur mon avenir en disant : Mlle H. avez-vous peur de votre avenir ??? Comment voyez-vous votre avenir ??? Spontanément, j'ai répondu que j'ai peur de mon avenir en tant qu'être humain et en tant qu'infirmière (du fait que je connais tout sur la maladie). J'ai même ajouté pour lui dire qu'être infirmière n'est pas très commode car parfois il vaut mieux ne pas savoir des choses... Ensuite, je lui ai répondu que j'ai la foi et c'est la foi qui me fait vivre... Et depuis, cette phrase m'a toujours accompagnée. Ma foi se renforce de plus en plus avec les jours qui passent.<br />  <br /> J'ai tout eu comme traitement (chimio, rxthérapie). C'est un traitement lourd et long. C'est pourquoi, la patience est devenue ma meilleure amie inséparable. <br />  <br /> Ah! avant ma première cure de chimio, je me rappelle pour le 11 février 2007 (dimanche, messe pour les malades, c'était la fête de N.D.Lourdes), j'avais l'immense désir d'aller à la messe à N.D.Mont, mais je ne pouvais pas encore me lever à cause du pansement des 2 côtés (épaule droite et épaule gauche, j'ai été coincée). J'ai mis une ½ heure pour me relever chaque jour...Avec regret, je disais tant pis... Puis, le lendemain, j'ai rendez-vous à 10h pour faire ma première cure de chimio. Sylvie de Châteauvieux est passée chez moi à 8h du matin pour m'apporter l'eau de Lourdes avec une prière de Marie et Thérèse. Je ne l'avais pas vue, c'est maman qui a ouvert la porte. Je ne savais pas que Sylvie était à Lourdes et Sylvie, non plus, ne savait pas que j'allais avoir ma première cure de traitement lundi. C'est pourquoi, j'ai été très émue en pensant que je ne pouvais pas aller à Lourdes ni à la messe de ce dimanche, et c'est N.D.Lourdes qui est venue à moi... Ainsi, j'ai vite bu 2 bouchons d'eau de Lourdes avant d'aller faire mon traitement en hôpital de jour. Lorsque j'ai revu Sylvie, plus tard, elle m'a dit qu'elle aussi, ce jour là, elle avait très envie de m'apporter le flacon, et il faut qu'elle le fasse... elle a tellement insisté que, Bruno qui etait embêté pour se garer à cause de l'embouteillage, a fini par s'arreter.<br />  <br /> Et depuis, j'ai toujours l'impression d'avoir une énergie, une force qui me poussent à espérer, à croire et à être guérie.<br />  <br /> Ce dynamisme me permet de surmonter, chaque jour, davantage mon épreuve.<br />  <br /> De jour en jour, j'ai senti une force intérieure qui me fortifie et qui me soutient. Rien ne me fait plus peur. Petit à petit, je me suis révélée à travers mon épreuve. J'accepte mon épreuve avec foi et confiance totale et absolue. Je me sens différente, je suis RM mais je ne suis pas la même. Je dirai même que maintenant, je me sens rassurée, guérie et libre.Je me sens aussi aimée. Tout cela fait de moi une nouvelle personne c'est comme si je renais, je me renouvelle. C'est une 2e chance donc 2e naissance. J'avance, je grandis et je me sens libre. C'est ma guérison intérieure dans tout et en tout.<br />  <br /> Grâce aussi à mon entourage (famille, amis) je me sens très bien entourée. (J'ai eu le défilé du groupe alpha qui est venu me rendre visite lorsque j'étais encore à l'hôpital).<br />  <br /> Grâce aussi aux médecins, infirmières, kiné, homéopathe et d'autres personnes qui m'ont suivi et accompagné. Ce sont des personnes que Dieu m'a permis de rencontrer sur mon chemin de guérison .<br />  <br />  <br /> De N.D.Laus, j'ai reçu les grâces (signes d'encouragement à la foi) qui me permettent de surmonter mon épreuve la plus lourde et la plus grave afin que je puisse surmonter les autres épreuves moins graves et moins lourdes. J'ai senti à plusieurs reprises les odeurs de roses très fortes et épaisses sous forme de nuages ou d'effilées devant moi. Cela vient soit du côté droit soit du coté gauche ou qui flottent devant moi et qui me dirigent vers la chapelle des Anges. L'odeur des roses a débuté depuis le statut du curé d'Ars jusqu'à la salle de la chapelle des Anges (voir aussi mon témoignage dans les articles des annales du Laus en aout 2006). Je peux alors décrire parfaitement comment ces bonnes odeurs se manifestent : soit brusquement soit un peu plus long (5 à 10mn) elles arrivent par vagues ondulées ou une petite effilée rapide. Encore à ce jour, je continue à sentir par moments chez moi, dans mon studio, à l'hôpital lorsque j'ai été opérée et à l'église pendant la messe. Ce sont des encouragements à la foi. C'est comme si Marie me dit : n'aie pas peur ma fille, je suis toujours avec toi et je suis là... Ainsi, je ne me sens jamais abandonnée même devant mon épreuve... Depuis, je n'ai plus peur de rien. Et rien ne me fait plus peur!!! car j'ai retrouvé ma confiance absolue et totale. Je sais maintenant que Jésus, Marie et Benoite sont présents et m'accompagnent tout au long de ma vie!!!<br />  <br /> Ainsi, je suis guérie par la foi (ferme assurance des choses qu'on espère, une démontration de celles qu'on ne voit pas). Parce que Dieu guérit et parce que je suis sûre d' être guérie. C'est pourquoi, j'accueille et j'accepte tout ce qui vient, je goûte, je vis libre et joyeuse. Je veux que ma 2e vie soit bien, belle et vraie. Chaque jour, c' est une grâce. Tout est grâce. Je ne cours plus pour chercher le bien-être, le bonheur car je le vis pleinement avec ce que je suis et ce que j'ai. Le bonheur est en moi-même. Egalement, je suis guérie et libérée de toute blessure ancienne (enfance) par la puissance de l'amour de Dieu pour moi.<br />  <br /> En effet, pour être entièrement guérie, le chemin du pardon (càd me reconcilier avec moi-même c'est aussi me reconcilier avec les autres ) est nécessaire pour obtenir la guérison intérieure. Je ne peux pas pardonner à une personne qui m'a fait du mal si je n'ai pas reçu la grâce de Dieu et si, moi-même, je n'ai pas l'amour qui est plus fort que tout... Je vous assure et vous garantie que Dieu ne peut pas ne pas nous accorder ses grâces car Il nous a déjà tout donné mais seulement nous ne savons pas les recevoir et les accueiller à cause de nos problèmes (blessures, souffrances) et de notre égo qui nous empêchent de les voir...<br />  <br /> La guérison est un chemin qui dure toute notre vie. Garder la foi en toutes circonstances. La foi ne protège pas contre les souffrances (maladies) mais elle aide à supporter les souffrances et à espérer la guérison. Maintenant je peux répondre à la question où est-ce que j'en suis avec ma foi? Je vis ma foi en même temps que mon épreuve. Ce que Dieu veut, je l'accepte avec l'aide de sa grâce.<br />  <br /> Ainsi, je peux vous dire que mon épreuve m'a aidé à :<br />  <br /> <br /> <br /> Grandir dans la foi et à l'approfondir. C'est mon parcours spirituel.C'est ma relation avec Dieu. En ce moment, je suis en train de suivre les pas de Thérèse de Lisieux qui m'a aussi aidée à progresser avec sa « petite voie » (cela consiste à faire les choses les plus ordinaires avec un amour extraordinaire. Thérèse disait : Dire qu'on peut sauver une âme en ramassant une épingle par terre, si l'on le fait avec amour!)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Etre moi-même, je n'attends pas de vivre, je vis tout simplement. C'est mon parcours personnel. Chaque jour, c'est une grâce, je n'ai qu'aujourd'hui pour vivre cela et pour me laisser aimer de Dieu.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Comprendre encore mieux les malades et les autres pour pouvoir les aider, les accompagner et les accueillir tels qu'ils sont. C'est mon parcours professionnel et relationnel.<br /> <br /> <br />  <br /> Mon dernier mot ce soir c'est :<br /> Avec Jésus, j'ai tout....même au delà de mon ESPERANCE!!!<br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br /> DIEU GUERIT-IL ENCORE DE NOS JOURS ?<br />  <br /> Témoignage de ma guérison intérieure :<br />  <br /> Je suis infirmière depuis 15 ans, j'ai toujours entendu dire les malades à propos de leurs souffrances. Il y a deux catégories :<br />  <br /> <br /> <br /> ceux qui ont perdu la foi = ceux qui n'acceptent pas leurs souffrances (maladies),<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> ceux qui ont continué à garder la foi = ceux qui acceptent leurs souffrances (maladies).<br /> <br /> <br />  <br /> Ceux qui ont perdu la foi disent qu'est ce qu'ils ont fait au bon Dieu pour qu'ils tombent malade et qu'ils souffrent ainsi. Lorsque la souffrance les frappe, tout s'écroule!!!<br />  <br /> Ceux qui sont au stade final, ne demandent rien, juste un sourire et un petit bonjour. Ils acceptent leurs souffrances dans la foi.<br />  <br /> Et moi, je ne répondais pas car je ne savais pas quoi dire face à leurs souffrances, je restais seulement présente à leur côté.<br /> Parfois, j'ai reçu leur colère, leurs pleurs, leur angoisse, leur agitation , leur désespoir, leur peur et leur souffrance face à la mort...<br /> Parfois, j'ai reçu leur sourire, leur calme, leur paix, leur repos, leur reconnaissance et leur joie même face à la mort...<br />  <br /> Je ne peux pas dire que j'ai perdu ou gardé ma foi.<br /> Et moi, où est-ce que j'en suis avec ma foi ? (je vous réponds en conclusion tout à l'heure)<br />  <br /> Jusqu'au jour où je suis passée de l'autre côté de barrière. Je suis confrontée à ma propre épreuve. J'ai été opérée du K de sein l'année dernière (en janvier 2007) <br /> La maladie est une des épreuves qui nous touche le plus surtout lorsqu'elle est grave, car elle nous atteint dans notre être vital. Que ce soit pour nous ou pour ceux qui nous sont chers, elle engendre la détresse et la peur.<br />  <br /> Et moi, face à cette épreuve, bien sûr, j'avais peur du diagnostic du médecin. L'attente des résultats était longue et interminable !!! Ce jour là, j'ai été effondrée devant le diagnostic du médecin. Je n'ai pas eu le temps de réagir. Le soir même, je me suis mise à prier en disant qu'il y a seulement Dieu et moi face à cette maladie. Dieu seul peut guérir ou ne pas guérir. Je disais : si tu veux vraiment que je sois là-haut alors aide-moi et donne-moi le courage, tout en pleurant. Et si tu veux que je reste pour combattre et pour surmonter cette épreuve, aide-moi aussi. C'est entre Toi et moi...<br />  <br /> La guérison de nos maladies fait partie de la grâce reçue de Dieu. <br /> Ainsi, Dieu peut et veut nous guérir. Tout est possible à celui qui croit. <br />  <br /> Durant toute mon épreuve, j'ai éprouvé toutes les émotions (peur, angoisse, doute, rejet, abandon, désarroi) càd tous les sentiments négatifs et puis, aussi ceux qui sont positifs. Je suis obligée de passer par là pour pouvoir comprendre le pourquoi et le comment par la suite.<br /> C'est comme si je vivais dans le flou total et dans le coma puis dans l'espérance et dans la confiance.<br />  <br /> Justement, lorsque j'ai été à l'hôpital, même malade, je suis encore utile!!! une élève IDE est venue me demander si j'accepte d'être « son cobaye » car elle doit passer sa MSP (mise en situation professionnelle).Elle m'a posé beaucoup de questions. A la fin, elle m'a posé une question sur mon avenir en disant : Mlle H. avez-vous peur de votre avenir ??? Comment voyez-vous votre avenir ??? Spontanément, j'ai répondu que j'ai peur de mon avenir en tant qu'être humain et en tant qu'infirmière (du fait que je connais tout sur la maladie). J'ai même ajouté pour lui dire qu'être infirmière n'est pas très commode car parfois il vaut mieux ne pas savoir des choses... Ensuite, je lui ai répondu que j'ai la foi et c'est la foi qui me fait vivre... Et depuis, cette phrase m'a toujours accompagnée. Ma foi se renforce de plus en plus avec les jours qui passent.<br />  <br /> J'ai tout eu comme traitement (chimio, rxthérapie). C'est un traitement lourd et long. C'est pourquoi, la patience est devenue ma meilleure amie inséparable. <br />  <br /> Ah! avant ma première cure de chimio, je me rappelle pour le 11 février 2007 (dimanche, messe pour les malades, c'était la fête de N.D.Lourdes), j'avais l'immense désir d'aller à la messe à N.D.Mont, mais je ne pouvais pas encore me lever à cause du pansement des 2 côtés (épaule droite et épaule gauche, j'ai été coincée). J'ai mis une ½ heure pour me relever chaque jour...Avec regret, je disais tant pis... Puis, le lendemain, j'ai rendez-vous à 10h pour faire ma première cure de chimio. Sylvie deest passée chez moi à 8h du matin pour m'apporter l'eau de Lourdes avec une prière de Marie et Thérèse. Je ne l'avais pas vue, c'est maman qui a ouvert la porte. Je ne savais pas que Sylvie était à Lourdes et Sylvie, non plus, ne savait pas que j'allais avoir ma première cure de traitement lundi. C'est pourquoi, j'ai été très émue en pensant que je ne pouvais pas aller à Lourdes ni à la messe de ce dimanche, et c'est N.D.Lourdes qui est venue à moi... Ainsi, j'ai vite bu 2 bouchons d'eau de Lourdes avant d'aller faire mon traitement en hôpital de jour. Lorsque j'ai revu Sylvie, plus tard, elle m'a dit qu'elle aussi, ce jour là, elle avait très envie de m'apporter le flacon, et il faut qu'elle le fasse... elle a tellement insisté que, Bruno qui etait embêté pour se garer à cause de l'embouteillage, a fini par s'arreter.<br />  <br /> Et depuis, j'ai toujours l'impression d'avoir une énergie, une force qui me poussent à espérer, à croire et à être guérie.<br />  <br /> Ce dynamisme me permet de surmonter, chaque jour, davantage mon épreuve.<br />  <br /> De jour en jour, j'ai senti une force intérieure qui me fortifie et qui me soutient. Rien ne me fait plus peur. Petit à petit, je me suis révélée à travers mon épreuve. J'accepte mon épreuve avec foi et confiance totale et absolue. Je me sens différente, je suis RM mais je ne suis pas la même. Je dirai même que maintenant, je me sens rassurée, guérie et libre.Je me sens aussi aimée. Tout cela fait de moi une nouvelle personne c'est comme si je renais, je me renouvelle. C'est une 2e chance donc 2e naissance. J'avance, je grandis et je me sens libre. C'est ma guérison intérieure dans tout et en tout.<br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br /> Grâce aussi à mon entourage (famille, amis) je me sens très bien entourée. (J'ai eu le défilé du groupe alpha qui est venu me rendre visite lorsque j'étais encore à l'hôpital).<br />  <br /> Grâce aussi aux médecins, infirmières, kiné, homéopathe et d'autres personnes qui m'ont suivi et accompagné. Ce sont des personnes que Dieu m'a permis de rencontrer sur mon chemin de guérison.<br />  <br /> De N.D.Laus, j'ai reçu les grâces (signes d'encouragement à la foi) qui me permettent de surmonter mon épreuve la plus lourde et la plus grave afin que je puisse surmonter les autres épreuves moins graves et moins lourdes.<br />  <br /> Ainsi, je suis guérie par la foi (ferme assurance des choses qu'on espère, une démontration de celles qu'on ne voit pas). Parce que Dieu guérit et parce que je suis sûre d' être guérie. C'est pourquoi, j'accueille et j'accepte tout ce qui vient, je goûte, je vis libre et joyeuse. Je veux que ma 2e vie soit bien, belle et vraie. Chaque jour, c' est une grâce. Tout est grâce. Je ne cours plus pour chercher le bien-être, le bonheur car je le vis pleinement avec ce que je suis et ce que j'ai. Le bonheur est en moi-même. Egalement, je suis guérie et libérée de toute blessure ancienne (enfance) par la puissance de l'amour de Dieu pour moi.<br />  <br /> En effet, pour être entièrement guérie, le chemin du pardon (càd me reconcilier avec moi-même c'est aussi me reconcilier avec les autres ) est nécessaire pour obtenir la guérison intérieure. Je ne peux pas pardonner à une personne qui m'a fait du mal si je n'ai pas reçu la grâce de Dieu. Je vous assure et vous garantie que Dieu ne peut pas ne pas nous accorder ses grâces car Il nous a déjà tout donné mais seulement nous ne savons pas les recevoir et les accueiller à cause de nos problèmes (blessures, souffrances) et de notre égo qui nous empêchent de les voir...<br />  <br /> La guérison est un chemin qui dure toute notre vie. Garder la foi en toutes circonstances. La foi ne protège pas contre les souffrances (maladies) mais elle aide à supporter les souffrances et à espérer la guérison. Maintenant je peux répondre à la question où est-ce que j'en suis avec ma foi? Je vis ma foi en même temps que mon épreuve. Ce que Dieu veut, je l'accepte avec l'aide de sa grâce.<br />  <br /> Ainsi, je peux vous dire que mon épreuve m'a aidé à :<br />  <br /> <br /> <br /> Grandir dans la foi et à l'approfondir. C'est mon parcours spirituel.C'est ma relation avec Dieu. En ce moment, je suis en train de suivre les pas de Thérèse de Lisieux qui m'a aussi aidée à progresser avec sa « petite voie » (cela consiste à faire les choses les plus ordinaires avec un amour extraordinaire. Thérèse disait : Dire qu'on peut sauver une âme en ramassant une épingle par terre, si l'on le fait avec amour!)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Etre moi-même, je n'attends pas de vivre, je vis tout simplement. C'est mon parcours personnel. Chaque jour, c'est une grâce, je n'ai qu'aujourd'hui pour vivre cela et pour me laisser aimer de Dieu.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Comprendre encore mieux les malades et les autres pour pouvoir les aider, les accompagner et les accueillir tels qu'ils sont. C'est mon parcours professionnel et relationnel.<br /> <br /> <br />  <br /> Mon dernier mot ce soir c'est :<br /> AVEC JESUS, J'AI TOUT.... même au-delà de toute ESPERANCE!!!<br />  <br />  <br />  <br />  <br /> DIEU GUERIT-IL ENCORE DE NOS JOURS ?<br />  <br /> Témoignage de ma guérison intérieure :<br />  <br /> Je suis infirmière depuis 15 ans, j'ai toujours entendu dire les malades à propos de leurs souffrances. Il y a deux catégories :<br />  <br /> <br /> <br /> ceux qui ont perdu la foi = ceux qui n'acceptent pas leurs souffrances (maladies),<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> ceux qui ont continué à garder la foi = ceux qui acceptent leurs souffrances (maladies).<br /> <br /> <br />  <br /> Ceux qui ont perdu la foi disent qu'est ce qu'ils ont fait au bon Dieu pour qu'ils tombent malade et qu'ils souffrent ainsi. Lorsque la souffrance les frappe, tout s'écroule!!!<br />  <br /> Ceux qui sont au stade final, ne demandent rien, juste un sourire et un petit bonjour. Ils acceptent leurs souffrances dans la foi.<br />  <br /> Et moi, je ne répondais pas car je ne savais pas quoi dire face à leurs souffrances, je restais seulement présente à leur côté.<br /> Parfois, j'ai reçu leur colère, leurs pleurs, leur angoisse, leur agitation , leur désespoir, leur peur et leur souffrance face à la mort...<br /> Parfois, j'ai reçu leur sourire, leur calme, leur paix, leur repos, leur reconnaissance et leur joie même face à la mort...<br />  <br /> Je ne peux pas dire que j'ai perdu ou gardé ma foi.<br /> Et moi, où est-ce que j'en suis avec ma foi ? (je vous réponds en conclusion tout à l'heure)<br />  <br /> Jusqu'au jour où je suis passée de l'autre côté de barrière. Je suis confrontée à ma propre épreuve. J'ai été opérée du K de sein l'année dernière (en janvier 2007) <br /> La maladie est une des épreuves qui nous touche le plus surtout lorsqu'elle est grave, car elle nous atteint dans notre être vital. Que ce soit pour nous ou pour ceux qui nous sont chers, elle engendre la détresse et la peur.<br />  <br /> Et moi, face à cette épreuve, bien sûr, j'avais peur du diagnostic du médecin. L'attente des résultats était longue et interminable !!! Ce jour là, j'ai été effondrée devant le diagnostic du médecin. Je n'ai pas eu le temps de réagir. Le soir même, je me suis mise à prier en disant qu'il y a seulement Dieu et moi face à cette maladie. Dieu seul peut guérir ou ne pas guérir. Je disais : si tu veux vraiment que je sois là-haut alors aide-moi et donne-moi le courage, tout en pleurant. Et si tu veux que je reste pour combattre et pour surmonter cette épreuve, aide-moi aussi. C'est entre Toi et moi...<br />  <br /> La guérison de nos maladies fait partie de la grâce reçue de Dieu. <br /> Ainsi, Dieu peut et veut nous guérir. Tout est possible à celui qui croit. <br />  <br /> Durant toute mon épreuve, j'ai éprouvé toutes les émotions (peur, angoisse, doute, rejet, abandon, désarroi) càd tous les sentiments négatifs et puis, aussi ceux qui sont positifs. Je suis obligée de passer par là pour pouvoir comprendre le pourquoi et le comment par la suite.<br /> C'est comme si je vivais dans le flou total et dans le coma puis dans l'espérance et dans la confiance.<br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br /> Justement, lorsque j'ai été à l'hôpital, même malade, je suis encore utile!!! une élève IDE est venue me demander si j'accepte d'être « son cobaye » car elle doit passer sa MSP (mise en situation professionnelle).Elle m'a posé beaucoup de questions. A la fin, elle m'a posé une question sur mon avenir en disant : Mlle H. avez-vous peur de votre avenir ??? Comment voyez-vous votre avenir ??? Spontanément, j'ai répondu que j'ai peur de mon avenir en tant qu'être humain et en tant qu'infirmière (du fait que je connais tout sur la maladie). J'ai même ajouté pour lui dire qu'être infirmière n'est pas très commode car parfois il vaut mieux ne pas savoir des choses... Ensuite, je lui ai répondu que j'ai la foi et c'est la foi qui me fait vivre... Et depuis, cette phrase m'a toujours accompagnée. Ma foi se renforce de plus en plus avec les jours qui passent.<br />  <br /> J'ai tout eu comme traitement (chimio, rxthérapie). C'est un traitement lourd et long. C'est pourquoi, la patience est devenue ma meilleure amie inséparable. <br />  <br /> Ah! avant ma première cure de chimio, je me rappelle pour le 11 février 2007 (dimanche, messe pour les malades, c'était la fête de N.D.Lourdes), j'avais l'immense désir d'aller à la messe à N.D.Mont, mais je ne pouvais pas encore me lever à cause du pansement des 2 côtés (épaule droite et épaule gauche, j'ai été coincée). J'ai mis une ½ heure pour me relever chaque jour...Avec regret, je disais tant pis... Puis, le lendemain, j'ai rendez-vous à 10h pour faire ma première cure de chimio. Sylvie deest passée chez moi à 8h du matin pour m'apporter l'eau de Lourdes avec une prière de Marie et Thérèse. Je ne l'avais pas vue, c'est maman qui a ouvert la porte. Je ne savais pas que Sylvie était à Lourdes et Sylvie, non plus, ne savait pas que j'allais avoir ma première cure de traitement lundi. C'est pourquoi, j'ai été très émue en pensant que je ne pouvais pas aller à Lourdes ni à la messe de ce dimanche, et c'est N.D.Lourdes qui est venue à moi... Ainsi, j'ai vite bu 2 bouchons d'eau de Lourdes avant d'aller faire mon traitement en hôpital de jour. Lorsque j'ai revu Sylvie, plus tard, elle m'a dit qu'elle aussi, ce jour là, elle avait très envie de m'apporter le flacon, et il faut qu'elle le fasse... elle a tellement insisté que, Bruno qui etait embêté pour se garer à cause de l'embouteillage, a fini par s'arreter.<br />  <br /> Et depuis, j'ai toujours l'impression d'avoir une énergie, une force qui me poussent à espérer, à croire et à être guérie.<br />  <br /> Ce dynamisme me permet de surmonter, chaque jour, davantage mon épreuve.<br />  <br /> De jour en jour, j'ai senti une force intérieure qui me fortifie et qui me soutient. Rien ne me fait plus peur. Petit à petit, je me suis révélée à travers mon épreuve. J'accepte mon épreuve avec foi et confiance totale et absolue. Je me sens différente, je suis RM mais je ne suis pas la même. Je dirai même que maintenant, je me sens rassurée, guérie et libre.Je me sens aussi aimée. Tout cela fait de moi une nouvelle personne c'est comme si je renais, je me renouvelle. C'est une 2e chance donc 2e naissance. J'avance, je grandis et je me sens libre. C'est ma guérison intérieure dans tout et en tout.<br />  <br /> Grâce aussi à mon entourage (famille, amis) je me sens très bien entourée. (J'ai eu le défilé du groupe alpha qui est venu me rendre visite lorsque j'étais encore à l'hôpital).<br />  <br /> Grâce aussi aux médecins, infirmières, kiné, homéopathe et d'autres personnes qui m'ont suivi et accompagné. Ce sont des personnes que Dieu m'a permis de rencontrer sur mon chemin de guérison.<br />  <br /> De N.D.Laus, j'ai reçu les grâces (signes d'encouragement à la foi) qui me permettent de surmonter mon épreuve la plus lourde et la plus grave afin que je puisse surmonter les autres épreuves moins graves et moins lourdes.<br />  <br /> Ainsi, je suis guérie par la foi (ferme assurance des choses qu'on espère, une démontration de celles qu'on ne voit pas). Parce que Dieu guérit et parce que je suis sûre d' être guérie. C'est pourquoi, j'accueille et j'accepte tout ce qui vient, je goûte, je vis libre et joyeuse. Je veux que ma 2e vie soit bien, belle et vraie. Chaque jour, c' est une grâce. Tout est grâce. Je ne cours plus pour chercher le bien-être, le bonheur car je le vis pleinement avec ce que je suis et ce que j'ai. Le bonheur est en moi-même. Egalement, je suis guérie et libérée de toute blessure ancienne (enfance) par la puissance de l'amour de Dieu pour moi.<br />  <br /> En effet, pour être entièrement guérie, le chemin du pardon (càd me reconcilier avec moi-même c'est aussi me reconcilier avec les autres ) est nécessaire pour obtenir la guérison intérieure. Je ne peux pas pardonner à une personne qui m'a fait du mal si je n'ai pas reçu la grâce de Dieu. Je vous assure et vous garantie que Dieu ne peut pas ne pas nous accorder ses grâces car Il nous a déjà tout donné mais seulement nous ne savons pas les recevoir et les accueiller à cause de nos problèmes (blessures, souffrances) et de notre égo qui nous empêchent de les voir...<br />  <br /> La guérison est un chemin qui dure toute notre vie. Garder la foi en toutes circonstances. La foi ne protège pas contre les souffrances (maladies) mais elle aide à supporter les souffrances et à espérer la guérison. Maintenant je peux répondre à la question où est-ce que j'en suis avec ma foi? Je vis ma foi en même temps que mon épreuve. Ce que Dieu veut, je l'accepte avec l'aide de sa grâce.<br />  <br /> Ainsi, je peux vous dire que mon épreuve m'a aidé à :<br />  <br /> <br /> <br /> Grandir dans la foi et à l'approfondir. C'est mon parcours spirituel.C'est ma relation avec Dieu. En ce moment, je suis en train de suivre les pas de Thérèse de Lisieux qui m'a aussi aidée à progresser avec sa « petite voie » (cela consiste à faire les choses les plus ordinaires avec un amour extraordinaire. Thérèse disait : Dire qu'on peut sauver une âme en ramassant une épingle par terre, si l'on le fait avec amour!)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Etre moi-même, je n'attends pas de vivre, je vis tout simplement. C'est mon parcours personnel. Chaque jour, c'est une grâce, je n'ai qu'aujourd'hui pour vivre cela et pour me laisser aimer de Dieu.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Comprendre encore mieux les malades et les autres pour pouvoir les aider, les accompagner et les accueillir tels qu'ils sont. C'est mon parcours professionnel et relationnel.<br /> <br /> <br />  <br /> Mon dernier mot ce soir c'est :<br /> AVEC JESUS, J'AI TOUT.... même au-delà de toute ESPERANCE!!!<br />  <br />  <br />  <br />  <br /> DIEU GUERIT-IL ENCORE DE NOS JOURS ?<br />  <br /> Témoignage de ma guérison intérieure :<br />  <br /> Je suis infirmière depuis 15 ans, j'ai toujours entendu dire les malades à propos de leurs souffrances. Il y a deux catégories :<br />  <br /> <br /> <br /> ceux qui ont perdu la foi = ceux qui n'acceptent pas leurs souffrances (maladies),<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> ceux qui ont continué à garder la foi = ceux qui acceptent leurs souffrances (maladies).<br /> <br /> <br />  <br /> Ceux qui ont perdu la foi disent qu'est ce qu'ils ont fait au bon Dieu pour qu'ils tombent malade et qu'ils souffrent ainsi. Lorsque la souffrance les frappe, tout s'écroule!!!<br />  <br /> Ceux qui sont au stade final, ne demandent rien, juste un sourire et un petit bonjour. Ils acceptent leurs souffrances dans la foi.<br />  <br /> Et moi, je ne répondais pas car je ne savais pas quoi dire face à leurs souffrances, je restais seulement présente à leur côté.<br /> Parfois, j'ai reçu leur colère, leurs pleurs, leur angoisse, leur agitation , leur désespoir, leur peur et leur souffrance face à la mort...<br /> Parfois, j'ai reçu leur sourire, leur calme, leur paix, leur repos, leur reconnaissance et leur joie même face à la mort...<br />  <br /> Je ne peux pas dire que j'ai perdu ou gardé ma foi.<br /> Et moi, où est-ce que j'en suis avec ma foi ? (je vous réponds en conclusion tout à l'heure)<br />  <br /> Jusqu'au jour où je suis passée de l'autre côté de barrière. Je suis confrontée à ma propre épreuve. J'ai été opérée du K de sein l'année dernière (en janvier 2007) <br /> La maladie est une des épreuves qui nous touche le plus surtout lorsqu'elle est grave, car elle nous atteint dans notre être vital. Que ce soit pour nous ou pour ceux qui nous sont chers, elle engendre la détresse et la peur.<br />  <br /> Et moi, face à cette épreuve, bien sûr, j'avais peur du diagnostic du médecin. L'attente des résultats était longue et interminable !!! Ce jour là, j'ai été effondrée devant le diagnostic du médecin. Je n'ai pas eu le temps de réagir. Le soir même, je me suis mise à prier en disant qu'il y a seulement Dieu et moi face à cette maladie. Dieu seul peut guérir ou ne pas guérir. Je disais : si tu veux vraiment que je sois là-haut alors aide-moi et donne-moi le courage, tout en pleurant. Et si tu veux que je reste pour combattre et pour surmonter cette épreuve, aide-moi aussi. C'est entre Toi et moi...<br />  <br /> La guérison de nos maladies fait partie de la grâce reçue de Dieu. <br /> Ainsi, Dieu peut et veut nous guérir. Tout est possible à celui qui croit. <br />  <br /> Durant toute mon épreuve, j'ai éprouvé toutes les émotions (peur, angoisse, doute, rejet, abandon, désarroi) càd tous les sentiments négatifs et puis, aussi ceux qui sont positifs. Je suis obligée de passer par là pour pouvoir comprendre le pourquoi et le comment par la suite.<br /> C'est comme si je vivais dans le flou total et dans le coma puis dans l'espérance et dans la confiance.<br />  <br />  <br />  <br />  <br />  <br /> Justement, lorsque j'ai été à l'hôpital, même malade, je suis encore utile!!! une élève IDE est venue me demander si j'accepte d'être « son cobaye » car elle doit passer sa MSP (mise en situation professionnelle).Elle m'a posé beaucoup de questions. A la fin, elle m'a posé une question sur mon avenir en disant : Mlle H. avez-vous peur de votre avenir ??? Comment voyez-vous votre avenir ??? Spontanément, j'ai répondu que j'ai peur de mon avenir en tant qu'être humain et en tant qu'infirmière (du fait que je connais tout sur la maladie). J'ai même ajouté pour lui dire qu'être infirmière n'est pas très commode car parfois il vaut mieux ne pas savoir des choses... Ensuite, je lui ai répondu que j'ai la foi et c'est la foi qui me fait vivre... Et depuis, cette phrase m'a toujours accompagnée. Ma foi se renforce de plus en plus avec les jours qui passent.<br />  <br /> J'ai tout eu comme traitement (chimio, rxthérapie). C'est un traitement lourd et long. C'est pourquoi, la patience est devenue ma meilleure amie inséparable. <br />  <br /> Ah! avant ma première cure de chimio, je me rappelle pour le 11 février 2007 (dimanche, messe pour les malades, c'était la fête de N.D.Lourdes), j'avais l'immense désir d'aller à la messe à N.D.Mont, mais je ne pouvais pas encore me lever à cause du pansement des 2 côtés (épaule droite et épaule gauche, j'ai été coincée). J'ai mis une ½ heure pour me relever chaque jour...Avec regret, je disais tant pis... Puis, le lendemain, j'ai rendez-vous à 10h pour faire ma première cure de chimio. Sylvie deest passée chez moi à 8h du matin pour m'apporter l'eau de Lourdes avec une prière de Marie et Thérèse. Je ne l'avais pas vue, c'est maman qui a ouvert la porte. Je ne savais pas que Sylvie était à Lourdes et Sylvie, non plus, ne savait pas que j'allais avoir ma première cure de traitement lundi. C'est pourquoi, j'ai été très émue en pensant que je ne pouvais pas aller à Lourdes ni à la messe de ce dimanche, et c'est N.D.Lourdes qui est venue à moi... Ainsi, j'ai vite bu 2 bouchons d'eau de Lourdes avant d'aller faire mon traitement en hôpital de jour. Lorsque j'ai revu Sylvie, plus tard, elle m'a dit qu'elle aussi, ce jour là, elle avait très envie de m'apporter le flacon, et il faut qu'elle le fasse... elle a tellement insisté que, Bruno qui etait embêté pour se garer à cause de l'embouteillage, a fini par s'arreter.<br />  <br /> Et depuis, j'ai toujours l'impression d'avoir une énergie, une force qui me poussent à espérer, à croire et à être guérie.<br />  <br /> Ce dynamisme me permet de surmonter, chaque jour, davantage mon épreuve.<br />  <br /> De jour en jour, j'ai senti une force intérieure qui me fortifie et qui me soutient. Rien ne me fait plus peur. Petit à petit, je me suis révélée à travers mon épreuve. J'accepte mon épreuve avec foi et confiance totale et absolue. Je me sens différente, je suis RM mais je ne suis pas la même. Je dirai même que maintenant, je me sens rassurée, guérie et libre.Je me sens aussi aimée. Tout cela fait de moi une nouvelle personne c'est comme si je renais, je me renouvelle. C'est une 2e chance donc 2e naissance. J'avance, je grandis et je me sens libre. C'est ma guérison intérieure dans tout et en tout.<br />  <br /> Grâce aussi à mon entourage (famille, amis) je me sens très bien entourée. (J'ai eu le défilé du groupe alpha qui est venu me rendre visite lorsque j'étais encore à l'hôpital).<br />  <br /> Grâce aussi aux médecins, infirmières, kiné, homéopathe et d'autres personnes qui m'ont suivi et accompagné. Ce sont des personnes que Dieu m'a permis de rencontrer sur mon chemin de guérison.<br />  <br /> De N.D.Laus, j'ai reçu les grâces (signes d'encouragement à la foi) qui me permettent de surmonter mon épreuve la plus lourde et la plus grave afin que je puisse surmonter les autres épreuves moins graves et moins lourdes.<br />  <br /> Ainsi, je suis guérie par la foi (ferme assurance des choses qu'on espère, une démontration de celles qu'on ne voit pas). Parce que Dieu guérit et parce que je suis sûre d' être guérie. C'est pourquoi, j'accueille et j'accepte tout ce qui vient, je goûte, je vis libre et joyeuse. Je veux que ma 2e vie soit bien, belle et vraie. Chaque jour, c' est une grâce. Tout est grâce. Je ne cours plus pour chercher le bien-être, le bonheur car je le vis pleinement avec ce que je suis et ce que j'ai. Le bonheur est en moi-même. Egalement, je suis guérie et libérée de toute blessure ancienne (enfance) par la puissance de l'amour de Dieu pour moi.<br />  <br /> En effet, pour être entièrement guérie, le chemin du pardon (càd me reconcilier avec moi-même c'est aussi me reconcilier avec les autres ) est nécessaire pour obtenir la guérison intérieure. Je ne peux pas pardonner à une personne qui m'a fait du mal si je n'ai pas reçu la grâce de Dieu. Je vous assure et vous garantie que Dieu ne peut pas ne pas nous accorder ses grâces car Il nous a déjà tout donné mais seulement nous ne savons pas les recevoir et les accueiller à cause de nos problèmes (blessures, souffrances) et de notre égo qui nous empêchent de les voir...<br />  <br /> La guérison est un chemin qui dure toute notre vie. Garder la foi en toutes circonstances. La foi ne protège pas contre les souffrances (maladies) mais elle aide à supporter les souffrances et à espérer la guérison. Maintenant je peux répondre à la question où est-ce que j'en suis avec ma foi? Je vis ma foi en même temps que mon épreuve. Ce que Dieu veut, je l'accepte avec l'aide de sa grâce.<br />  <br /> Ainsi, je peux vous dire que mon épreuve m'a aidé à :<br />  <br /> <br /> <br /> Grandir dans la foi et à l'approfondir. C'est mon parcours spirituel.C'est ma relation avec Dieu. En ce moment, je suis en train de suivre les pas de Thérèse de Lisieux qui m'a aussi aidée à progresser avec sa « petite voie » (cela consiste à faire les choses les plus ordinaires avec un amour extraordinaire. Thérèse disait : Dire qu'on peut sauver une âme en ramassant une épingle par terre, si l'on le fait avec amour!)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Etre moi-même, je n'attends pas de vivre, je vis tout simplement. C'est mon parcours personnel. Chaque jour, c'est une grâce, je n'ai qu'aujourd'hui pour vivre cela et pour me laisser aimer de Dieu.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Comprendre encore mieux les malades et les autres pour pouvoir les aider, les accompagner et les accueillir tels qu'ils sont. C'est mon parcours professionnel et relationnel.<br /> <br /> <br />  <br /> Mon dernier mot ce soir c'est :<br /> AVEC JESUS, J'AI TOUT.... même au-delà de toute ESPERANCE!!!<br />  
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A
Voici un mot qui accompagne le faire part de naissance de notre fille que j'envois à Benît XVI Mr et Mme FRANCIS 6, Square Michelet Rue Gaston Ramon 13009 Marseille France Votre Sainteté, Vous nous avez bénit notre mariage qui à eu lieu le 13 juillet 2006 à Sainte Marie de l’Assomption au Puy-Sainte-Réparade et nous vous en remercions. À notre retour de notre voyage de noce mon épouse était enceinte. Quel miracle sachant que j’étais sensé être stérile du à mon cancer (notre Bébé a été conçu à Medjugorje). Les journées continuent et le 22 décembre 2006 nous allâmes à notre rendez-vous de l’échographe pour le bilan de santé du fœtus, et là les soucis ont commencé : - Malformation vasculaires veineuses cérébrale au niveau du torcular. -Clarté nucale épaisse. Les examens s’intensifièrent, prises de sang, écographie de contrôle, amniosynthèse, I.R.M, les semaines d’attente des résultats étaient senties comme des siècles. Entre temps les avis de notre entourage étaient l’avortement par rapport à la dureté de la vie, la tristesse de ses futur frères et sœurs d’avoir un handicapé, de s’occupé plus de lui que des autres. Pour nous les prières et la patience était nos seul armes. Les premiers résultats, ceux de l’amniosynthèse, étaient négatifs. Notre Bébé était bien une fille mais elle ne courrait aucun risque d’anomalie trisomique. Par contre les autres résultats donnaient toujours les mêmes résultats : malformation vasculaires veineuses cérébrale au niveau du torcular. Nous avons été conseillés d’aller voir un spécialiste sur Paris le professeur LASJAUNIAS qui est le seul spécialiste au monde de ces malformations et qu’il en avait décelé quarante neuf cas dans le monde (notre fille était la cinquantième). Son interprétation était la suivante : -Notre Bébé mourra dans les heures qui suivent l’accouchement voir quelque jours, semaines mais qui ne dépassera pas les mois. -Notre Bébé aura un peut de chance et la résorption commencera à s’effectuer in-utéro et doit être aidée après l’accouchement par plusieurs opérations qui risquent de réussir ou d’aggraver son cas. -Ou bien la résorption commencera in-utéro d’une façon plus avancée et il faudra trois ans après la naissance pour que le cerveau atteigne sa taille complète et donc que la malformation vasculaires veineuses cérébrale au niveau du torcular disparaisse complètement. Entre temps les prières, les chaines de prières et l’espoir nous aidaient à porter ce lourd fardeau. Nous confiâmes notre petite à Benoîte RENCUREL afin d’intercéder auprès de la Sainte Vierge, ainsi que Sainte Rébecca (Rafqa). Lors de sa dernière écographie, le résultat stupéfia le Dr CHAU, échographe de référence à l’hôpital Nord à Marseille, qui avait quand même échographié à plusieurs reprises mon épouse, et qui avait décelé la même malformation, que cette fois-ci tout avait complètement disparu et ce une semaine après notre rendez-vous chez le professeur LASJAUNIAS à Paris. Notre fille est née le 13 avril 2007 en très bonne santé. Nous vous prions Votre Sainteté de bénir notre fille comme vous avez bénit notre mariage et vous en remercions d’avance. En communion dans la prière Annabelle Bébé Rébecca et Adel FRANCIS.
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